BAIONAKO PORTUA :: eskualdeak hartu behar ditu hor neurri pizkor batzu ingurumenaren eta osagarriaren alde

Akitania Eskualdea Baionako portuaren jabea da 2006 az geroz.
Baitezpdakoa da beraz 2O10 an Eskualdeak bere jokamoldea alda dezan, elkar solastatzea eta akomemendua xekatuz. Bai eta diru publikoa nola erabilia den ikusiz ere. Portuaren inguruko jende eta elkarteak ere ez diten beren gisa utziak izan.
Betiko kutsaduraren eta beste kalteen aldetik ere – hau estatuaren lazakeria delarik – Baiona eta Tarnoseko portuaren inguruko utzieria ere hor, eskualdeak hartu behar ditu hor neurri pizkor batzu ingurumenaren eta osagarriaren alde ( langileen lan baldintzak), berari doazkien sailetan, Aturri Golkoa edo Estuaire Adour delako S3PI egituren bidez, auzoko jendekin argitasun osoa eta ez bakarrik zerrailu xixtrodunak ezarriz jendeak hortik urruntzeko.
Eraiketa berri baitezpadakoen beharra:

  • Isurkien eta gogorkien karga/deskargetarako, harrabotsaren aldetik ere, IPPC euro direktibaren arabera jokatuz.
  • Aturrira joaiten diren isurkiak zainduz, hauk lehenik lantegiaren barnean berean birziklatuz . Barra-ko isurbidea bezalakorik ez izaiteko, kontrolarik eta arduradunik gabe.
  • Dela bidez, dela trenbidez egin behar diren lanak egokitu CO2 gutiago izateari, Aturri Golkoko S3PI-k jada egin gomendioen arabera.

Eskualdeak kasu egin behar luke, gutienez, holako egoera ezin jasaneri.

OUI aux trains régionaux / NON aux voies nouvelles LGV

En Pays Basque aussi, nous pouvons constater depuis plusieurs années les difficultés rencontrées pour les déplacements quotidiens :
- Encombrements massifs, polluants, à l’approche des agglomérations,
-Trafic de Poids Lourds en constante augmentation
Les solutions ne sont pas dans le toujours plus vite, toujours plus grand, avec des projets autoroutiers démesurés ou de nouvelles lignes à grande vitesse.
Si le rail reste le transport de l’avenir et le plus raisonnable, nous ne voulons pas de n’importe quel train
Nous refusons les nouvelles voies inutiles, destructrices du milieu naturel et au coût exorbitant : la LGV représente la moitié du budget de la région Aquitaine
Le Pays Basque ne peut pas et ne veut pas accepter une tranchée supplémentaire, qui dénature son territoire et prive ses habitants de leur patrimoine agricole.
Les LGV n’enlèvent pas les camions des routes : pour cela, c’est le fret ferroviaire qu’il faut développer et non démanteler comme le gouvernement actuel s’y emploie. Nous reprendrons le dossier de la réouverture de la ligne Pau-Canfranc. Cette liaison ferroviaire sera d’une grande efficacité pour le transport des marchandises à travers les Pyrénées.
Les finances régionales ne doivent pas être gaspillées pour des projets aussi couteux qui ne sont pas de l’intérêt général. Autant de moins pour la modernisation et l’aménagement des voies existantes principales à 220km/H,vitesse moins énergivore. Autant de moins pour les transports régionaux et dessertes locales qui répondent aux besoins quotidiens des habitants du Pays Basque.
L’extension de l’aéroport de Fontarrabie ne répond qu’à la même logique, celle de la vitesse à n’importe quel prix. Nous la rejetons également et proposons une démarche cohérente qui privilègira l’intermodalité des transports collectifs entre eux et ainsi les attentes de chacun.

Langue et institution pour le Pays Basque

La langue au cœur de l’identité du Pays Basque

Des efforts ont été faits avec la mise en oeuvre d’une politique linguistique pilotée par l’Office Public de la Langue Basque. Le Conseil Régional doit poursuivre son engagement à ce niveau mais doit également agir directement là où il intervient en Pays Basque :

  • Communication et signalisation bilingue dans les établissements qu’il gère tels que les lycées ou le Port de Bayonne
  • Plan de formation linguistique de son personnel en poste en Pays Basque
  • Intégrer une clause linguistique dans les conventions de partenariat avec des structures du Pays Basque

Une institution pour le Pays Basque

Nous soutenons l’initiative du collectif Batera qui organise une consultation de la population sur la question suivante « Etes-vous favorable à la création d’une collectivité territoriale Pays Basque ?». En effet le besoin d’institution en Pays Basque n’est pas nouveau mais de plus, la réforme des institutions préparée par le gouvernement représente un risque de voir disparaître des outils importants pour notre avenir tels que le Conseil de Développement du Pays Basque.
Vous aussi, le 14 mars, donnez votre avis sur ce sujet.

Laborantza herrikoia natura errespetatzen duena

Ez da ekonomian laborantzak bezanbat gure egun guzitako bizia hainbeste hunkitzen duenik : hor direla janari, ur, osagarri, gure lurraldetako bizia bera
Euskal Herrian gizarte zibilak Laborantza Ganbara-ri zorionez ekartzen dion sustengua kontzientzia hartze horren seinale azkarra da.
Europa Ekologia k nahi du alabainan Akitanian laborarien laborantza iraunkorra sustengatu, ingurumenaren errespetuan eta lekuz ezin aldatuzko enpleguak sortuz bai eta ere laborantza biologikoa.
Laguntzak ekar ditela horgo lan saileri, joan jin laburrak fagoratuz ( AMAP, lizetako kantinak.. ), lur jabegoari ere laguntzak ekarriz.

Akitania ur ainitzen jabe dela, bainan hau klimaren aldatzearekin xuhurtuko ! Ezin beraz jarraiki, uzta bakarrekin, nitrata eta pozoinekin, hauk denek garbiketa lanen eta uraren prezioa emendatuz.
Aterabidea da : Kantitatetik eta kalitatetik ariko den laborantza bat, hortakotz Eskualdek behar baitute antolatu politika ausart bat ( moldakuntza, aholku eta abar..).

Berriz ere diogu OGM ik EZ !, ez ere alderateko pentzerik. Leku hezeri ere artak ekarri ! Horrela bioainiztasuna aterako da irabazdun.Hitz batez bizi kalitatea.

Une agriculture paysanne qui respecte la nature

Peu de secteur de l’économie concernent autant d’aspects de notre vie quotidienne : l’alimentation, l’eau, la santé, la vie des territoires… L’idée que l’agriculture nous concerne tous s’impose peu à peu. En Pays Basque, le soutien très large de la société civile à Laborantza Ganbara est emblématique de cette prise de conscience.
Europe Ecologie veut renforcer en Aquitaine le soutien à une agriculture paysanne et durable, plus respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois non délocalisables et privilégier le développement de l’agriculture biologique :
- mise en place de formations, d’aides au développement des filières, soutien à l’organisation des circuits courts (AMAP, approvisionnement des cantines des lycées …), aides pour l’accès au foncier.
- refus réaffirmé des OGM, diversification des productions pour la qualité et la souveraineté alimentaire, protection de la biodiversité, solidarité avec les paysans du Tiers monde…

Aquitaine, terre de l’eau… une eau qui, avec le changement climatique, se fera de plus en plus rare. Alors, est-ce bien raisonnable de continuer comme aujourd’hui ? Monocultures, nitrates, pesticides augmentent toujours plus le coût de l’assainissement… et celui de l’eau.
La solution : une agriculture respectueuse de cette ressource en terme de quantité et de qualité. Il est donc temps que les régions mettent en place des politiques ambitieuses et ciblées (formation, conseil, aides pour la reconversion…)
Refus réaffirmé des OGM, plus de prairies permanentes, rotation des cultures, gestion aidée des zones humides, Trame Verte et Bleue,… c’est la biodiversité qui sortira gagnante et reprendra toute sa place : pollinisation, qualité des eaux, paysages et qualité de vie…

PORT DE BAYONNE :: Protéger la santé des salariés et des riverains

Le Conseil Régional est propriétaire du Port de Bayonne depuis 2006.
En 2010, il devient impératif que la Région change sa manière d’opérer, en particulier dans la concertation, l’information systématique et la transparence dans l’utilisation de l’argent public sous peine d’aggraver le fossé entre certaines pratiques et prises de position de responsables du port et le ressenti, déjà fort ancien, des populations riveraines et de leurs associations.
Au regard des nuisances permanentes – laxisme de l’Etat – et des risques de la zone industrialoportuaire en déshérance du port de Bayonne – Tarnos, la Région doit engager une politique vigoureuse de mise aux normes environnementales et sanitaires, pour ce qui la concerne, en toute transparence vis-à-vis des riverains, au travers de structures comme le S3PI Estuaire de l’Adour.
L’activité industrielle doit s’accompagner de l’impérieuse nécessité de protéger la santé et le cadre de vie des salariés (conditions de travail) et des riverains et pas seulement de monter des barbelés pour refouler les citoyens – contribuables sous le faux prétexte de la sécurité.
De nouveaux aménagements sont indispensables pour assurer :
- la qualité des transbordements liquides et solides dont le bruit par les «  Meilleures techniques disponibles » comme prévues par la Directive européenne IPPC ;
- la maîtrise absolue des rejets d’effluents dans l’Adour par la mise en place à l’intérieur de chaque usine du recyclage intégral des eaux utilisées ainsi que par une gestion responsable des utilités et réseaux d’effluents de la zone industrialoportuaire et ce dans le strict respect de la loi ; actuellement l’égout industriel de la route de La Barre est sans contrôle et sans responsable. L’un des scandales portuaires.
- la pratique optimisée des trafics routier, ferroviaire (mise en boucle des voies de la ZIP de Tarnos) et fluvial en vue de limiter au maximum les pollution de ces activités dans le cadre des objectifs de réduction des gaz à effets de serre. Des propositions ont déjà été avancées dans le cadre du S3PI Estuaire de l’Adour.
La Région serait bien inspirée d’y prêter l’attention élémentaire.

La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

1. Etat des lieux
La Charte des langues régionales ou minoritaires, adoptée le 5 novembre 1992 par le Conseil de l’Europe, est le premier instrument juridique européen consacré à la protection et à la promotion des « langues régionales et minoritaires ». Cette expression désigne les langues traditionnellement utilisées par une partie de la population d’un Etat qui ne sont ni des dialectes de la langue officielle de cet Etat, ni des langues des migrants, ni des langues créées artificiellement.

  • Distinct de l’Union Européenne des 25, le Conseil de l’Europe regroupe 46 pays dont 21 de l’Europe centrale et orientale. Il a pour objectif la défense de la démocratie, des droits de l’homme et de la diversité culturelle.
  • Selon le Conseil de l’Europe, les langues régionales font partie du patrimoine culturel de l’humanité et constituent une formidable richesse qu’il convient de valoriser. Ne disposant d’aucune protection juridique ou reconnaissance officielle, bon nombre de ces langues sont menacées d’extinction.
  • Afin d’éviter un appauvrissement du patrimoine culturel européen, la Charte demande donc aux pays signataires :
  1. d’assurer la promotion de ces langues, de respecter leur aire géographique et d’encourager leur usage dans la vie privée ou publique ;
  2. d’appliquer des mesures facilitant leur emploi dans des domaines précis : enseignement, médias, activités culturelles, monde judiciaire et administratif, vie économique et sociale.
  • Pour pouvoir signer la Charte, un État doit s’engager à appliquer au moins 35 paragraphes ou alinéas parmi ces 98 mesures. L’application de la Charte est ensuite contrôlée par un comité d’experts chargé d’examiner des rapports périodiques présentés par les Etats.

2. Les étapes importantes
1957: Le Conseil de l’Europe juge insuffisant l’article 14 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui consacre le principe de « non-discrimination fondée sur la langue ».

1981: Le Conseil de l’Europe et le Parlement européen déclarent la nécessité d’élaborer une Charte des langues et cultures régionales ou minoritaires.

5 novembre 1992: Adoption de la Charte par le Conseil de l’Europe : abstention de la France lors du vote. Ouverture de la Charte à la signature des membres du Conseil de l’Europe.

1er mars 1998: Entrée en vigueur de la Charte.

1er juillet 1998: Bernard Poignant, maire de Quimper, rend un rapport au Premier Ministre sur les langues et cultures régionales en France. Il préconise la signature et la ratification de la Charte par la France.

7 mai 1999: La France signe la Charte à Budapest.

15 juin 1999: Saisi par le Président de la République Jacques Chirac, le Conseil Constitutionnel français estime que la Charte contient des clauses contraires à la Constitution française.

novembre 2001: Le Comité des droits Economiques, Sociaux et Culturels des Nations Unies demande à la France de ratifier la Charte et de reconnaître aux groupes minoritaires « le droit d’exister et d’être protégés en tant que tels dans l’Etat ».

24-26 janvier 2005: Rejet des amendements déposés à l’Assemblée Nationale demandant la ratification de la Charte par la France.

15-16 février 2005: Rejet des amendements déposés par les sénateurs Verts demandant la révision de l’article 2 et la ratification de la Charte.

30 juin 2006: La France devra rendre son rapport périodique au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies.

3. Les termes du débat
Lorsque l’article 2 de la Constitution a été modifié en 1992 pour y ajouter que « la langue de la République est le français », le Garde des Sceaux avait certifié aux parlementaires que cette précision était uniquement destinée à lutter contre les risques d’hégémonie de l’anglais et qu’elle ne nuirait en rien aux langues régionales. Dans son avis du 24 septembre 1996, le Conseil d’Etat a pourtant conclu à l’impossibilité de ratifier la Charte du fait de son incompatibilité avec l’article 2.
La diversité culturelle a souvent été perçue comme une menace pour « l’unité de la République » ce qui a conduit la France à mener une politique d’uniformisation préjudiciable aux langues régionales.
A l’inverse, le Conseil de l’Europe considère que la reconnaissance des langues spécifiques aux minorités permet à ces dernières de se sentir à l’aise dans l’Etat où elles vivent et d’éviter ainsi tout risque de division.
L’apprentissage de la langue officielle de l’Etat et le respect de la souveraineté nationale sont en outre deux obligations contenues par la Charte qui permettent d’assurer la cohabitation linguistique et l’unité dans la diversité.
L’objectif de la charte n’est pas de fixer des droits politiques pour des groupes culturels spécifiques mais de protéger et promouvoir les langues régionales ou minoritaires en tant qu’aspect menacé du patrimoine culturel européen.
La France est aujourd’hui l’un des derniers pays de l’Union à ne pas avoir ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Pourtant, depuis 1993 tout nouvel Etat désirant adhérer à l’Union européenne doit impérativement ratifier cette charte.

4. La situation en Aquitaine
Deux  grands groupes linguistiques : l’Occitan et le Basque

dessin de Laurent Claudine

Euskara, la langue basque.
Si ancienne, si belle, si riche !
Tous les linguistes s’accordent à dire que l’Euskara est bien la plus ancienne langue d’Europe. Au paléolithique, elle était déjà utilisée, sous une forme certainement très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui, avant l’installation des populations du néolithique, locutrices de parlers indo-européens. Objet de constantes enquêtes, elle laisse encore aujourd’hui planer autour d’elle le plus grand des mystères et les cartes de répartition linguistique la représentent toujours comme un parfait isolat. Il existe certes nombre de similitudes entre elle et d’autres langues non indo-européennes, mais elles ne peuvent encore donner naissance qu’à des hypothèses non vérifiées par la communauté scientifique. Aujourd’hui retranchée sur un territoire de taille modeste, elle a par le passé occupé la presque totalité des Pyrénées occidentales ainsi que la plus grande partie de l’Aquitaine . Mais là aussi subsistent bien des zones d’ombre.
Si menacée !
En Euskadi, la co-officialisation (1979) de l’Euskara avec le Castillan, commence à porter ses fruits.
Dans la communauté Autonome de Navarre, très fortement « débasquisée », la co-officialité depuis 1982 permet de remonter très lentement la pente.
En Pays basque Nord, la langue basque, à l’instar des autres langues dites « régionales » parlées sur le territoire de l’Etat français, ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle. Ce déni d’existence est encore aggravé par l’absence d’entité administrative territoriale. L’Euskara n’y doit sa survie qu’à l’extraordinaire vitalité et à la motivation exemplaire de structures associatives, tout particulièrement dans le cadre de l’enseignement.
En Décembre 2004, l’ « Office public de la langue basque » voyait le jour. Composé de divers représentants de l’Etat, de la Région, du Département, associant à ses travaux les structures militantes associatives, il a présenté très récemment ses premières propositions. Les acteurs citoyens saluent en ce programme de réelles avancées tout en le pensant insuffisant à enrayer le déclin de l’utilisation de la langue. La principale préoccupation de « Seaska », l’association fondatrice des « ikastola », les écoles où se pratiquent l’immersion linguistique, sera de savoir si les différentes mesures prévues dans le domaine de l’enseignement permettront effectivement aux enfants concernés de maîtriser la langue.
Il y a urgence. L’Euskara, si ancienne, si belle, si riche, est dorénavant classée patrimoine de l’humanité par l’Unesco et déclarée en danger de mort !

L’Occitan.
L’occitan apparaît, en s’émancipant du latin, au moyen-âge. Il est alors la langue des troubadours et à ce titre la langue de la culture en Europe. Les troubadours véhiculent une culture, inconnue dans le nord de la France, exaltant l’amour (mot occitan passé en français) et marquée par une grande liberté et une grande égalité (hommes/femmes, voire nobles/petit peuple).
L’occitan est parlé dans une trentaine de départements du sud de la France et accessoirement en Espagne (Val d’Aran) et en Italie (quelques vallées alpines). Il est très proche des autres langues romanes et est donc un moyen privilégié de contact avec les autres langues romanes (en particulier italien, espagnol, portugais). Cette spécificité est particulièrement intéressante dans le cadre de la construction européenne. L’enseignement utilise cette proximité pour faciliter l’apprentissage des autres langues romanes : à l’école publique avec les parcours romans associant occitan et espagnol et/ou latin (essentiellement en région Midi-Pyrénées) et dans les écoles associatives Calendretas avec le projet latinitas permettant l’apprentissage simultané de plusieurs langues romanes.
L’occitan présente donc une double particularité par rapport aux autres langues régionales «de France». D’une part il est quasiment la seule langue parlée uniquement en France ce qui a deux conséquences importantes : s’il disparaît en France, il disparaît complètement et il ne dispose pas de moyens d’origine étrangère (émissions de radio et de télé, presse, production artistique, matériel pédagogique…) ce qui le rend d’autant plus vulnérable. Le basque et le catalan pouvant au moins s’appuyer sur ce qui se fait en Espagne. D’autres part il est la seule langue «régionale» de France parlée sur plusieurs régions ce qui ne facilite pas la concertation et donc l’action, en particulier des collectivités locales.
Il est donc capital, au moment où disparaissent les derniers locuteurs naturels (un sondage effectué pour le Conseil Régional en 97 indique que 34 % des Aquitains comprennent l’occitan et 19 % le parlent), qu’une politique de soutien à la langue particulièrement volontariste soit mise en place, en particulier dans l’enseignement et dans les médias, comme le souhaitent d’ailleurs les Aquitains : 56 % souhaitent un enseignement pour leurs enfants (sondage réalisé par l’Institut Média Pluriel Méditerranée).

5. La position des Verts
Les Verts ont fortement soutenu les initiatives destinées à promouvoir l’apprentissage des langues et la protection de la diversité linguistique en Europe.
En mai 2002, les Verts européens ont voté une résolution sur les langues en voie de disparition. Cette résolution rappelait que la disparition de 90% des langues de l’humanité constituait un désastre écologique car en mourant une langue emporte avec elle sa connaissance traditionnelle de l’environnement naturel. La plupart des espèces animales et végétales ne sont actuellement connues que par certains peuples dont les langues meurent.
En 2003, le groupe des Verts au Parlement européen a défendu le rapport Ebner qui préconisait la création d’une Agence européenne pour la diversité linguistique et l’apprentissage des langues dans le but de favoriser le multilinguisme et la défense des langues régionales.

Pour aller plus loin
Charte européenne des langues régionales
Rapport Poignant : ici, ici et !

ont participé à la rédaction de cette fiche : Jenofa Cuisset (Verts Pays basque),
Frédéric DINARD (Verts Aquitaine) et
Frédéric ROUX (Verts Gironde),
Sinople (www.verts-europe-sinople.net

Akitania ekologiaren alde ezarri !

Akitanian , beste nun nahi bezala, deusek ezin du ihardoki dena merkatu bat izaiteari. Krisi orokorrak hunkitzen ditu ez bakarrik gure bizitzeko eta ekoizteko moldeak bainan geroaren ikustekoarenak, gure sentsibilitatea, gure esperantzak edo itxaropenak ere.

Egiazko birreraikitze baten beharra badugu bestela pentsatzeko. Gure harremanak naturarekin,lanarekin, ekonomiarekin, hezkuntzarekin, kulturarekin egiteko.

Sei urtez, nahiz ez indarrak hain gure alde izan, ekologistek jakin izan dute Akitania eskualdeko kontseiluan ekologia gehiagori buruz erabaki politikoen bihurtzen. Bainan haratago joan behar dugu. Bihar, gehiengoa ardietsiz Akitania Europa Ekologia deitu elkartzeari esker. Gure hautetsiek behar dena eginen dute gure eskualdeak altxa ditzan ekologia, ekonomia eta sozial desafioak.

Gure eskualdean ekologia aldaketa nahi dugu : Lagudnuko ditugu lana sortzeko izanen diren xede guziak jendeen beharren, ingurumenaren eta lan balditzen errespetuaren arabera.

Ofizioen ikasteko moldakuntzek beharko diete kalifikazioa ekarri ofizio berri hoieri ; behar beharrezkoa da, adibidez, gazteak egin ahala eta laster moldatuak izan ditezen biologia-laborantzari.

Errentagarritasuna eta produktibitate gehiena ardiesteko langileri egiten diren hertsapenak, izan diten pribatuan ala publikoan, ezin onartuzkoak bilakatuak dira. Hortaz kondu hartuko dugu eskualdeak ekarriko dituen laguntzak hautatzean.

Jendeen osagarria ekologiaren arrangura oinarrizkoetarik da. Honek eskatzen du politika publikoak bere gain har dezan hau bainan ere dena aintzinera ikusiz, hau ezin baita egin inguramen garbi bat gabe.

Nahi diogu leku lehena eman bio-ainiztasunari, uren kalitatea bai eta airearena baitezpada zainduz, laborantza biologikoa eta laborariez egina sustatuz jan edan onak ukaiteko.

Bidetako garapen logika bai eta hirien beti gehiago handitzearenak ezin dute gehiago iraun : nahi dugu lurralde antolaketa sozialki zuzena izan dadin, energia aldetik garraio moldeak eta jende egoitzak zuhurtziaz antolatuak izan diten, hortarako dei eginez energia berriztatzaileri nuklearretik ateratzeko.

Merkatuaren logikatik zaindu nahi ditugu osasuna, hezkuntza, kulturak, hortarako behar diren politika publikoak eremanez lekuko aktore eta errealiateak kondutan hartuz.

Sustatu nahi dugu kultura ainiztasuna eta abiatu kasu berdinean diren eskualdekin, eskuz esku, egiazko hizkuntza-politika bat gure bi tokiko hizkuntzen alde, okzitanera eta euskararen alde.

Nahi dugu harreman internazionalen aldeko politika bat eraiki zuzentasuna eta elkartasuna lagunduko dituena eta mugaz gaineko eskualdekin harreman hoberen bereziak indartu.

Hortakotz ditugu deitzen hiritar guziak, ezberdintasun sozialek ta ekologia suntsiketek iturburu berdina dutela uste duten Akitaniar guziak, haratago ereman dezagun Europa Ekologiaren arrakasta, gurekin Akitania Ekologia sortzeko, zerrenda bat aurkeztuz eskualde hauteskundetan 2010. udaberrian edo primaderan.

Guretzat, ekologia elkarrekin egiten da hemen eta orain !

Irabaz dezagula ekologia Akitaniarentzat !

source : Europe Ecologie Aquitaine

Gagnons l’aquitaine à l’Ecologie !

Le rassemblement « Europe Ecologie » a ouvert des perspectives politiques novatrices et dessiné des horizons que la droite et la gauche traditionnelle sont incapables d’offrir tant elles sont enfermées dans leur vision archaïque et productiviste de la société.

En Aquitaine comme ailleurs, rien ne résiste à la marchandisation. La crise globale touche non seulement nos manières de vivre et de produire mais aussi nos représentations de l’avenir, nos sensibilités, nos espérances.
Nous avons besoin d’une véritable re-fondation  pour penser autrement nos rapports à la nature, au travail, à l’économie, à l’éducation, à la culture.

Nous, écologistes, sommes porteurs d’un nouvel imaginaire et de nouvelles solutions.

Durant 6 ans, malgré un rapport de force défavorable, les élus écologistes au Conseil Régional d’Aquitaine ont su infléchir les décisions politiques vers plus d’écologie.

Mais il faut aller plus loin. Majoritaires demain, grâce au rassemblement d’Europe Ecologie Aquitaine, nos élus permettront à notre région de relever les défis écologiques, économiques et sociaux.

Nous voulons la reconversion écologique de notre région : nous soutiendrons toutes les initiatives créatrices d’emplois répondant aux besoins humains, dans le respect de la qualité de l’environnement et des conditions de travail.
La formation professionnelle devra assurer la qualification à ces nouveaux métiers : il y a par exemple urgence à former des jeunes à l’agriculture biologique.

La pression exercée sur les travailleurs par une recherche irraisonnée de rentabilité et de productivité, que ce soit dans le domaine privé ou public, est devenue insupportable : nous en tiendrons compte dans le choix des aides publiques accordées par la Région.

La santé est une préoccupation fondamentale de l’écologie, elle nécessite une politique publique de prise en charge mais aussi de prévention qui passe d’abord par un environnement sain.

Nous voulons redonner une place centrale à la biodiversité, exiger la qualité des eaux et de l’air, promouvoir une agriculture biologique et paysanne pour une alimentation saine.

La logique du développement routier et de l’étalement urbain ne peut plus durer : nous voulons un aménagement du territoire socialement juste, avec des modes de transport et un habitat économes en énergie, faisant appel aux énergies renouvelables pour sortir du nucléaire.

Nous voulons préserver des logiques du marché la santé, l’éducation, la culture en menant les politiques publiques à partir des acteurs de terrain et des réalités locales.

Nous voulons promouvoir la diversité culturelle et initier en cohérence avec les autres régions concernées une véritable politique linguistique en faveur de nos deux langues régionales, l’occitan et le basque.

Nous voulons construire une politique de coopération internationale qui favorise la justice et la solidarité et développer de nouveaux échanges privilégiés avec les régions transfrontalières.

C’est pourquoi nous appelons les citoyennes et les citoyens, aquitains convaincus que les inégalités sociales et les dégradations écologiques ont une même origine, à porter plus loin les succès d’Europe Ecologie en créant avec nous Europe Ecologie Aquitaine pour présenter une liste aux élections régionales du printemps 2010.

Pour nous, l’écologie c’est ensemble, ici et maintenant !

Gagnons l’Aquitaine à l’écologie !

source : Europe Ecologie Aquitaine